L’hypersensibilité et l’empathie: le coeur au centre.

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Une des plus belles choses qui existe en ce monde est le courageFaire les choses avec courage, c’est faire les choses à partir du coeur. C’est quand nos paroles et nos actes viennent du coeur que nous pouvons nous montrer réellement courageux selon moi.

Et qu’est-ce que le découragement alors? Ce n’est rien d’autre que la perte de notre vitalité due à la perte de notre alignement; la perte de vue de l’objectif premier de la vie: VIVRE vraiment, avec le coeur au centre, et ce peu importe ce que nous disent les autres et le monde.

 

On se décourage quand on cesse de s’aimer et de se respecter assez et ainsi de vivre en fonction de notre propre coeur. On se décourage quand, par la force des choses, les projections des autres nous plombent au point qu’on se dise: « je n’en ai plus la force, je n’ai plus envie d’avancer, je n’ai plus envie de m’exposer », ou encore « je préfère encore ne rien dire et ne rien faire plutôt que d’être constamment la cible de l’incompréhension des gens, qui entraîne bien souvent une méchanceté injustifiée à mon égard ». On se décourage quand, à l’inverse de ce qu’on espère, nous sommes incompris, ignorés, rejetés, critiqués, moqués ou diabolisés par des personnes qui nous étaient pourtant chères. On se décourage quand on commence à se dire: « je suis bien trop sensible pour faire face à cela ». On se décourage quand on pense que notre empathie et tous les inconvénients qui l’accompagnent nous empêcheront de mener à bien notre mission. C’est là qu’on se sous-estime et que l’on commence à se sentir impuissant. C’est là qu’on cède à la tristesse, à la culpabilité et au renfermement sur soi… Nous avons alors capitulé, et de cette façon, nous perdons peu à peu notre véritable joie.

Mais pourquoi? Parce qu’on cesse de se voir à travers nos propres yeux et qu’on commence à se regarder à travers le regard critique et pas toujours bienveillant de l’autre. On se base sur des choses externes à nous pour nous juger nous-mêmes. Cela ne peut pas marcher. Votre énergie doit partir de vous et aller au dehors la plupart du temps. Ce n’est pas l’énergie du monde qui doit constamment nous remplir. Cela peut être utile dans certains cas, et dévastateur dans beaucoup d’autres. L’extérieur ne nous définit pas. Il ne définit rien, il indique seulement. Il a son importance, mais nous ne sommes pas l’avis de un tel, la projection de une telle, la colère de X ou la tristesse d’Y. C’est difficile de garder cela à l’esprit, et il y a des personnes pour lesquelles il est vraiment très difficile de rester alignée. Je vais expliquer ici pourquoi, et je vais donner mon propre point de vue sur ces personnes qu’on qualifie souvent de « trop sensibles » ou de « rabats-joie ».

 

Il est très difficile de vivre dans ce monde lorsque l’on est très sensible, « hypersensible », empathique ou « hyperempathique ». Et ce sont ces types de personnes notamment qui auront le plus de mal à « garder la tête hors de l’eau » comme on dit, car elles sont si souvent noyées dans les émotions. Celles des autres, et les leurs… Un « hypersensible »/empathe qui s’ignore est quelqu’un qui s’épuise à petit feu. Sachez donc qu’il est très probable qu’il y ait toujours dans votre vie des raisons d’abandonner et d’être pessimiste… Cependant, sachez également qu’il y aura toujours cent fois plus de raisons d’être courageux, optimiste et volontaire. Tout dépend du regard que vous portez sur les choses.

Le plus gros défi si vous êtes très sensible, est de préserver votre paix intérieure malgré les projections extérieures et autres divers envahissements venant d’autres personnes, de certaines situations, d’environnements inadaptés à votre nature, etc… La plupart des gens ne sont pas connectés à eux-même et aux autres profondément, et ils n’ont pas forcément accès à toutes les informations (/énergies) qu’un empathe ou qu’un hypersensible perçoit sans le vouloir et parfois même sans le savoir. Certaines personnes peuvent tout à fait se complaire dans des lieux à très basses vibrations, tandis que si vous êtes empathe vous-même, être dans un tel lieu vous fera tomber malade en un rien de temps. D’autres peuvent garder enfouie en eux une lourde tristesse durant des semaines, des mois et des années, sans même s’en rendre compte; tandis que vous, vous absorbez les émotions et les maux des personnes qui vous entourent au point de ne pas toujours savoir si ce que vous vivez vient bien de vous ou non. Il y a là de quoi devenir fou ou presque, et il y a là surtout de quoi se sentir très différent, voir inadapté au système et aux gens qui y vivent.

La différence entre un empathe et une personne inconsciente et fermée est comme l'écart qui peut être présent entre une personne qui utilise ses cinq sens et une personne qui serait aveugle, sourde et muette par exemple. Ce sont deux mondes différents.

La différence entre un empathe et une personne inconsciente et fermée est comme l’écart qui peut être présent entre une personne qui utilise ses cinq sens et une personne qui serait aveugle, sourde et muette par exemple. Ce sont deux mondes différents.

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L’écart entre des personnes encore inconscientes de leur véritable nature et un empathe est très grand; TROP grand. L’empathe sait les choses d’instinct, son intuition et sa perception sont si bonnes concernant les autres qu’il a l’impression de bien les connaître et de cerner jusqu’à leurs plus profondes peurs et leurs plus grandes joies sans qu’ils n’aient rien à dire. L’empathe sentira instinctivement quand quelque chose ne va pas chez quelqu’un; il le saura sans pouvoir dire pourquoi. Il perçoit les intentions cachées, les pensées sous-jacentes derrière les mots, car il perçoit le champ d’énergie présent tout autour de nous et en nous, en plus de percevoir les énergies des différents corps subtils de chaque être. Cela peut être tout simplement épuisant quand on ne sait pas un minimum contrôler cette faculté, qui peut pourtant être merveilleuse.

Pour pallier à cela, les empathes/ »hypersensibles » vont développer inconsciemment des mécanismes de défense contre le monde extérieur qu’ils savent menaçants, puisqu’ils ont selon eux déjà tant souffert de celui-ci. Un exemple: beaucoup d’empathiques, lorsqu’ils blessent une personne sans le vouloir, culpabiliseront énormément. Même s’ils ne sont pas responsables de ce qu’ils ont déclenché chez l’autre, même s’ils sont un fort miroir pour les autres et qu’ils font surgir chez eux leur part sombre sans l’avoir voulu, et même s’il ne s’agit que d’une incompréhension… Ce qu’un empathe/hypersensible vivra sera si fort qu’il ne pourra pas faire autrement que de l’évacuer d’une façon ou d’une autre s’il n’a pas déjà appris à maintenir sa propre paix intérieure et s’il n’a pas appris à rester centré. Son insupportable culpabilité et son anxiété se transformeront alors en colère, en agressivité, voir en violence. C’est en général des réactions qu’il a apprises du monde extérieur. À force d’absorber ces émotions, il finit par les prendre pour siennes de toute façon. Car une personne hyperempathique aura du mal à se situer par rapport aux autres, elle se sentira envahie par leurs émotions, et aura souvent besoin d’y remédier, en essayant soit de les aider même au détriment de sa propre personne, soit en repoussant/renvoyant violemment les projections aux envoyeurs quitte à devenir blessante elle-même.

Ce type de personnes vit les choses intensément. Elle a le sentiment d’être la seule à percevoir le monde de cette façon si spéciale. Elle peut passer du rire aux larmes, du paradis à l’enfer, de l’extase à une profonde tristesse en peu de temps. Une telle personne aura tendance à se trouver faible et inadaptée à cet univers parfois si cruel et compétitif, et aura besoin de beaucoup de temps pour elle, pour se retrouver seule et se couper un peu de l’influence des énergies extérieures – ce que la société n’offre pas forcément. C’est pourtant pour l’hypersensible/empathe un moment de répit nécessaire voir vital.

À force d'absorber les émotions des autres on finit par perdre nos propres repères...

À force d’absorber les émotions des autres on finit par perdre nos propres repères…

Ces gens, qui ont du mal à gérer leur sensibilité adopteront donc parfois la parade suivante: ils vont se durcir face aux autres pour espérer pouvoir mener à bien leurs idées, leurs discours, ou leurs projets; pensant au fond d’eux-même: « je souffre, je suis faible, pourquoi suis-je si faible? ». Elles sont persuadées qu’elles doivent absolument se renforcer. Et elles ont en quelque sorte raison, mais malheureusement il y a toujours deux façons de faire les choses. Une bonne, et une mauvaise. Bien entendu, notre société nous montre toujours la plus mauvaise alternative comme exemple… Elle offre un modèle bien perverti de ce qu’est la force, et souvent, les « hypersensibles » et les « empathes » penseront devoir faire preuve d’une force pervertie (colère, vive opposition, agressivité) pour être entendus et compris. Cela ne générant que plus de conflits et de problèmes dans leur vie, elles finiront par soit répéter encore et encore les mêmes schémas, soit se couper du monde et se replier sur elles-mêmes tant qu’elles n’auront pas pris conscience de leur propre nature et tant qu’elles n’auront pas travaillé sur elles jusqu’à ce qu’elles arrivent à leur propre paix intérieure. Même une fois arrivées à cette paix, elles affronteront des épreuves… Mais leur façon d’y faire face sera complètement différente d’auparavant, et elles ne se laisseront plus « descendre » si facilement.

Ces type de personnes ont souvent tendance à se décourager, sachant bien que peu importe combien elles essaient, leur sensibilité ne peut disparaître. Tout le monde leur répète « qu’on ne peut changer le monde ». Elles pensent donc que quoiqu’il arrive, elles seront toujours blessées avec la même force par les choses extérieures; elles prennent cela pour une fatalité, ce qui peut entraîner une fuite de leur propre souffrance à traverses diverses choses, pour espérer survivre et faire bonne figure ici-bas. Ce qui empire tout cela, c’est qu’on a tous tendance à se dire: « je ne comprends pas, pourquoi moi, les autres semblent s’en sortir très bien »; ce raisonnement accentue encore plus la culpabilité des empathes et des hypersensibles. En réalité cela est faux, pratiquement personne ne s’en sort « très bien », surtout pas dans ce système… Les gens qui ne sont pas empathiques ou hypersensibles sont souvent très tristes au fond d’eux également, la vie n’étant pas simple, même s’ils peuvent mieux se le cacher que ces derniers. Cela sortira chez les personnes moins empathiques et moins sensibles sous forme de diverses maladies parfois…

Ne sachant pas toujours tout ceci, les empathes/hypersensibles se retrouvent trop souvent à baisser les bras et à capituler face à l’inconscience et à la cruauté qu’ils constatent dans le monde. Ils ont l’impression de ne pas avoir leur place dans ce système. C’est pourtant bien dommage, car ces personnes sont tout à fait capables de redonner au monde des couleurs plus vives et plus belles! Ces personnes sont comme investies d’un don précieux qu’elles prennent la plupart du temps pour une malédiction.

 

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À force de travail sur soi et de courage, l’empathe/l’hypersensible peut véritablement transformer ce qu’il prenait pour une faiblesse en sa plus belle force, sa plus belle « arme ». Dans un anime japonais d’Hayao Miyazaki, « Princesse Mononoke », il est dit qu’Ashitaka doit « porter sur le monde un regard sans haine » pour vaincre la blessure pleine de colère qui le ronge. C’est ce que peuvent nous enseigner les empathes/hypersensibles qui ne sont pas cachés sous leur masque et qui ne vivent pas par leurs blessures. Au lieu de se refermer sur eux-mêmes, ils apportent les qualités de leur don aux autres! Ils sont la couleur sans laquelle l’arc-en-ciel perd de sa magnificence! Et leur devoir est bien sûr d’enseigner cela aux autres êtres qui n’ont pas la chance de ressentir la merveilleuse connexion qui nous unit tous. Ils sont là pour rappeler à l’Humanité sa propre grandeur

Toutes les personnes ou presque peuvent développer l’empathie, ainsi qu’une grande sensibilité. En se reconnectant à son coeur, il est possible de voir la vie complètement différemment de ce que la société nous a enseigné. En se reconnectant à son coeur, il est possible de voir que nous ne sommes pas séparés les uns des autres et que nous ne le serons jamais vraiment. Notre coeur nous dicte toujours la voie à suivre, bien mieux que notre mental. Se rapprocher de lui, c’est se rapprocher de la vérité. J’invite donc toutes les personnes qui liront ce texte à sonder leur coeur: êtes-vous juste avec vous-même? Avez-vous baissé les bras? Avez-vous foi en votre propre pouvoir?

 

Je souhaite que vous preniez soin de vous et que vous vous aimiez. Et n’oubliez pas. Le vrai courage mes amis, c’est de garder son coeur fragile et pur dans un monde dur et corrompu. Alors soyons fiers de nous!

 

Avec Amour.
Aurane Kree, Aurane crée.

10 comments

  1. Après avoir essuyé quelques : « On n’est pas au pays des bisounours » ou « Amen! » à la fin de tes phrases, ou « dans quel monde vis-tu? », une certaine sérénité s’installe et de toutes façons, en irradiant l’amour, c’est de l’amour qui revient en retour. Et de plus en plus, je rencontre des personnes qui s’éveillent et qui osent parler de leur prise de conscience. Le monde bouge, confiance et conscience.

  2. Merci Infiniment Aurane! J’ai été touchée par ta première vidéo que j’ai partagée sur FB. J’ai été déçue que personne ne réagisse alors que j’étais scotchée.
    Je suis admirative de tes mots qui coulent de Source et qui redonnent Espoir. Je suis sûre qu’ils se répandront d’une manière exponentielle. A très bientôt pour ton prochain article!! Je t’embrasse

  3. Bonjour Aurane,:-)
    Merci pour ton article encourageant où tellement de personnes en souffrance vont se retrouver. Belle lueur d’espoir que des jeunes comme toi osent prendre la parole.
    Et tellement de personne ferment leur coeur pour ne plus ressentir, alors qu’il est notre boussole. Aujourd’hui je le ressens comme un chance, ça me permet de facilement me positionner dans ma vie, soit je la sens, soit je la sens pas…
    Se permettre d’être fière d’être sensible, affirmer qui on est pour être plus fort!
    <3

  4. Très bel article Aurane, auquel je souscris complètement.
    Il y a une quinzaine d’années, j’ai été amené dans le cadre d’un job alimentaire à faire des interviews pour la SNCF auprès de SDF à la gare de l’Est et à la gare du Nord.
    Ce fût une expérience incroyable et je découvris une multitude de personnes exceptionnelles, justement de par leur formidable empathie, leur sensibilité extrême. Je réalisais alors, horrifié, que notre société se permettait tout simplement de mettre au rebut ceux qui étaient pourtant ses plus beaux « joyaux », éparpillés sur le trottoir, portant leur hypersensibilité telle une malédiction…

  5. Je me suis tellement reconnue dans ce texte. J’ai eu baissé les bras. Et pour vivre dans notre société, j’ai commencé à prendre un anti dépresseur et un régulateur d’humeur. (prescrit par des médecins bien sûr).
    Maintenant je pense qu’il est temps de me sevrer de ces traitements. Mais fut un temps où je ne pouvais pas continuer ainsi. J’étais en arrêt de maladie, mon mari m’avais laissé tombée justement car j’étais hypersensible, tous les jours je revenais avec une nouvelle qui m’avait fait pleurer. Tous les jours, il me pensait un peu plus folle que le jour précédent. Maintenant, je me sens capable de gérer mon hypersensibilité. En tous cas, je sais qui je suis maintenant.
    Merci Aurane pour ce texte.

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